Cette semaine, le Conseil National de la Transition (CNT) a rendu public le rapport d’examen du volet dépenses du Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2025, enregistré le 29 septembre 2025 sous le numéro 1514. Le document, présenté en session plénière par le Rapporteur général de la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire, l’Honorable N’Gouamou Fabara KONE, met en lumière un important déficit de financement concernant l’Agence de gestion des Routes (AGEROUTE).
Dans son point 29 de recommandations, le CNT attire l’attention du Gouvernement sur la situation préoccupante de la structure en charge de l’entretien routier. Selon les travaux menés conjointement avec le ministère des Infrastructures et des Travaux publics, « l’AGEROUTE, dont le besoin annuel est estimé à 2 000 milliards GNF, ne bénéficie en réalité que de 500 milliards GNF ». Cette enveloppe est versée par son principal bailleur, le Fonds d’Entretien Routier (FER), « sur une inscription initiale pourtant fixée à 800 milliards GNF ».
Cette insuffisance de ressources crée un déficit majeur. « Il en résulte donc un gap budgétaire de 1 500 milliards GNF », note le rapport.
Face à cette situation, le CNT tire la sonnette d’alarme et rappelle que ce manque de financement « limite fortement la capacité de l’AGEROUTE à assurer l’entretien et la réhabilitation du réseau routier national ».
En conséquence, l’organe législatif de transition recommande fermement au Gouvernement de « revoir ce budget à la hausse afin de permettre une meilleure couverture des besoins réels du secteur routier ».
Amadou Diallo














