Ce samedi 22 novembre 2025, plusieurs touristes ont sillonné les principaux sites touristiques de la région de Nzérékoré, notamment la station scientifique des monts Nimba, le pont de liane, la grotte blindée, le pont naturel ainsi que les monts Nimba situés dans la préfecture de Lola.
Partout où ils sont passés, les visiteurs se sont dits impressionnés par la beauté, l’authenticité et la richesse historique de ces lieux emblématiques de la Guinée forestière.
Parmi eux, Fatoumata Rose Kpogomou, originaire de la région mais résidant à Conakry, n’a pas caché son émerveillement.

Âgée d’une quarantaine d’années, elle évoque une véritable redécouverte de ses racines. « Cette belle découverte, la visite de ces sites touristiques dont moi-même je n’avais pas connaissance, m’a permis de me connecter avec mon histoire. »
Même enthousiasme du côté de Mamadou Saidou Barry, venu de la Moyenne Guinée, qui participait pour la première fois à cette 4ᵉ édition de la saison touristique. Selon lui, cette initiative lui a permis de mesurer l’ampleur des potentialités touristiques de la région forestière.
Guidés par des professionnels du tourisme, les visiteurs ont pu comprendre la particularité de chaque site, à commencer par la station scientifique des monts Nimba.
Bien que ce laboratoire soit aujourd’hui en ruine, il demeure un lieu de référence en raison des espèces uniques qui y ont été étudiées, comme les célèbres crapauds vivipares.
Le guide a expliqué la singularité de ces animaux, qui ne pondent pas d’œufs mais portent une gestation de neuf mois, à l’image des humains. « Cette espèce est appelée crapaud vivipare puisqu’il ne pond pas d’œufs. Il donne naissance à de petits crapauds, mais n’a pas de mamelles et ne vit nulle part ailleurs que sur les monts Nimba. Contrairement à ce que beaucoup pensent, le crapaud géant n’est pas réellement géant. C’est sa particularité qui lui vaut ce nom. »
Les touristes ont également exploré la grotte blindée, un autre site chargé d’histoire. Selon les explications du guide, cette grotte servait de refuge aux populations pendant les périodes de conflits. Les armes à feu s’y avéraient inefficaces, offrant ainsi un abri sûr aux habitants qui pouvaient y rester tout le temps nécessaire, protégés de leurs ennemis.
À proximité se trouve une chute d’eau qui leur permettait de s’approvisionner en eau potable, de cuisiner et de survivre durant ces périodes difficiles. Une véritable forteresse naturelle datant de plusieurs décennies.

À l’issue de cette visite guidée, les touristes ont exprimé leur satisfaction et ont encouragé les autorités ainsi que les acteurs locaux à multiplier ce type d’initiatives.
Pour eux, le développement du tourisme en Guinée forestière pourrait contribuer à révéler au grand public un patrimoine naturel et historique encore largement sous-exploité.
Aboubacar Sidiki Camara














