Le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique a été le premier département à présenter, ce lundi à la Primature, ses résultats dans le cadre de l’évaluation finale des Contrats annuels de performance (CAP) lancée le 20 novembre 2025.
Pendant deux heures, les cadres du ministère ont défendu leurs avancées et détaillé les points d’amélioration. À la sortie de la session, le secrétaire général du ministère, Nouha Traoré, a indiqué que l’évaluation a porté sur plusieurs axes majeurs : gouvernance, infrastructures, finances et capacités opérationnelles.
Selon lui, le département a enregistré des progrès significatifs :
Gouvernance : 100 %
Notamment grâce à la mise en place du comité interministériel sur la digitalisation ; l’opérationnalisation de la plateforme Télémo, désormais un outil central de lutte contre la corruption et l’accélération des procédures de passation des marchés publics.
Renforcement des capacités opérationnelles : 80 %
Des efforts ont été fournis dans l’organisation, la coordination et la modernisation des services internes.
Le ministère met également en avant le succès du Transform Africa Summit sur l’intelligence artificielle, récemment organisé à Conakry, qui a mobilisé l’ensemble de la sous-région et permis l’adoption de recommandations majeures pour l’avenir du numérique en Guinée. « La moyenne générale de notre évaluation se situe à plus de 70 %, ce qui traduit un niveau d’activités très satisfaisant pour le département », affirme Nouha Traoré, soulignant une dynamique de modernisation bien engagée.
Malgré les progrès, le secrétaire général reconnaît plusieurs difficultés :
Retard dans le décaissement des ressources publiques, freinant l’exécution de certaines activités ;
Insuffisance des capacités techniques et opérationnelles au sein de certains services ;
Besoin urgent de renforcement de compétences pour les cadres chargés de mettre en œuvre le plan d’action. « Les activités sont importantes, mais encore faut-il que les équipes disposent des ressources humaines et financières nécessaires. Le renforcement des capacités reste une priorité », a-t-il décalé également
Amadou Diallo














