L’enseignement public dans la ferveur du numérique à Dabola. Trois écoles du centre urbain viennent de bénéficier de l’Internet haut débit grâce à la volonté du président Mamadi Doumbouya.
« On peut espérer un vrai changement dans nos façons d’enseigner. »
Inutile de rappeler que les élèves de l’école primaire de Dabolakoro n’avaient fait usage du numérique en classe, à des fins d’apprentissage. Grâce aux installations faites par MouNa Group Technology S.A, le pont entre l’éducation et le numérique est donc effectif à Dabola.
« Cette année, l’apprentissage va changer », confie Mme Kourouma née Djené Kaba, directrice de l’établissement : « J’ai beaucoup entendu parler de ce projet, mais cette fois, c’est fait. Les élèves, les enseignants, même certains parents d’élèves vont apprendre à manipuler les tablettes, à découvrir l’internet », ajoute-t-elle.

La directrice de Dabolakoro souligne tout de même un enjeu. « Il faut aller plus loin. Il y a encore des enseignants qui ne savent pas manipuler les ordinateurs. Il nous faut plus d’outils, plus d’accompagnement. Mais grâce à ce premier pas, on peut espérer un vrai changement dans nos façons d’enseigner. »
« Je remercie le visionnaire qui a permis la naissance de ce projet, le Général Mamadi Doumbouya ».
À quelques kilomètres de là, l’école primaire Saïd Zahere, fondée en 1964, jubile aussi. Dans ses 14 salles de classe, ce sont 887 élèves, dont 394 filles, qui découvrent l’univers numérique après plus d’un demi-siècle d’existence.

« C’est une victoire de l’intelligence, une victoire pour nos enfants. Grâce à cette connexion, les enseignants peuvent désormais élargir leurs sources, se former, et surtout transmettre autrement », déclare le directeur Aly Kamano.
« Je remercie le visionnaire qui a permis la naissance de ce projet, le Général Mamadi Doumbouya. Grâce
à lui, nous ne connaîtrons plus les coupures de savoir », insiste-t-il.
« Aujourd’hui, nos enseignants et nos élèves ont des tablettes ».
Et puis, il y a l’école Tinkisso, la doyenne des écoles de Siguiri. Fondée en 1925, cette école célèbre donc son centenaire en se réinventant.
Et savourera ainsi l’ère du numérique au profit de ses 373 élèves, dont 166 filles, répartis dans 12 classes. « C’est un ouf de soulagement. Une fierté. Cette école a vu passer des générations sans jamais toucher un clavier d’ordinateur. Aujourd’hui, nos enseignants ont des tablettes, nos élèves aussi. L’information, c’est la nourriture de l’esprit, et grâce à l’internet, notre esprit va grandir », confie son directeur, Mamadou Billo Sylla, les yeux brillants d’émotion.













