Les différentes communes du pays attirent de plus en plus de citoyens désireux d’y acquérir des terrains. Une forte demande qui, ces dernières années, a favorisé la prolifération de ventes illicites, certains propriétaires n’hésitant pas à céder une même parcelle à plusieurs acheteurs. Ces pratiques ont alimenté des conflits domaniaux récurrents à travers la Guinée.
Intervenant sur la question, le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la récupération des domaines spoliés de l’État, l’ingénieur Mamadou Saliou Sylla, assure que cette époque est désormais révolue. Selon lui, le ministère ne délivre plus les fameux “papiers de cession”, documents souvent utilisés dans ces transactions frauduleuses: « Ça, c’est un passé chez nous. Nous ne délivrons plus de papiers de cession. C’est une pièce créée au niveau des quartiers, pas légale, mais tolérée moralement par tout le monde », explique-t-il.
Poursuivant, le responsable met les citoyens au défi de prouver l’existence de doublons dans l’établissement de titres fonciers, affirmant que la modernisation du système rend désormais impossible ce type de fraude. « Concernant les titres fonciers, dites à n’importe qui que les doublons ne sont plus possibles. Tout est digitalisé. C’est conçu de manière à empêcher toute duplication. Vous ne verrez plus plusieurs personnes revendiquer un même terrain. Je vous l’assure : vous pouvez nous croire », a-t-il garanti.
Selon le ministère, cette digitalisation vise à assainir définitivement le secteur, longtemps miné par des pratiques mafieuses et sources de tensions communautaires.
Amadou Diallo














