Le gouvernement guinéen, par l’intermédiaire du ministère des Transports, a annoncé lundi que le permis de conduire pour motos sera obligatoire sur l’ensemble du territoire national à compter du 29 novembre 2025. Face aux inquiétudes des propriétaires de motos et tricycles, notamment concernant le délai jugé court et le coût élevé de 800 000 FG, le ministre porte-parole du gouvernement de la transition, Ousmane Gaoual Diallo, a tenu à apporter des précisions: : « Ce n’est pas le moment de sanctionner ceux qui ne possèdent pas encore de permis. Nous allons d’abord lancer l’ouverture des centres de formation pour l’obtention du permis moto. Avant d’exiger sa détention, il est essentiel que les citoyens puissent apprendre le code de la route et se familiariser avec les règles nécessaires. »
Selon Ousmane Gaoual Diallo, le processus de formation s’étalera sur cinq à sept mois. « Chaque propriétaire de moto pourra s’inscrire librement dans ces centres. Ensuite, des examens permettront l’obtention du permis, et ce n’est qu’après cette étape que sa détention deviendra obligatoire », a-t-il précisé.
Le ministre a également tenu à rassurer les usagers : « Il n’est pas prévu demain de contrôles routiers avec sanctions pour ceux qui n’ont pas encore le permis. L’objectif immédiat est de former les conducteurs afin qu’ils connaissent le code de la route et les règles de sécurité. »
Ousmane Gaoual Diallo a insisté sur le caractère inclusif de cette initiative : « Ces formations sont ouvertes à tous les citoyens souhaitant obtenir leur permis. Il n’y a pour l’instant aucune opération de sanction ou de punition. »
Cette annonce met fin aux rumeurs qui circulaient ces derniers jours et marque le début d’une phase de sensibilisation et de formation avant l’application stricte de cette mesure sur les routes guinéennes.
Amadou Diallo














