À la veille du troisième round des négociations entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation, composée du SLECG, du SNE et de la FSPE, autour de leur plateforme revendicative, principalement axée sur la signature du statut particulier des enseignants, les responsables syndicaux ont tenu ce jeudi, une rencontre de restitution avec leur base.
Alors que plusieurs enseignants présents brandissaient des affiches appelant à la grève, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a tenu à clarifier la démarche à suivre: « On déclenche la grève quand toutes les voies de recours sont épuisées. C’est la dernière arme », a-t-il rappelé, insistant sur le respect des procédures internes au syndicat.
Dans un discours parfois interrompu par des chants de « grève, grève, grève », le leader syndical a mis en garde contre toute précipitation: « Nous allons analyser la situation entre responsables, car certains ne connaissent pas les principes qui régissent le fonctionnement du syndicat, notamment le déclenchement d’une grève. »
Aboubacar Soumah a toutefois durci le ton en évoquant la suite du processus: « Dès que nous serons bloqués, le lendemain, nous déposerons l’avis de grève. Il est déjà rédigé et prêt. Nous respectons nos textes, et qui respecte la loi est protégé par la loi. »
Cherchant à rassurer les travailleurs, il a martelé: « Nous n’avons pas peur des fusils, ni des enlèvements ni de la prison. Nous suivons la procédure. Pour le moment, le dialogue existe et se poursuit. Nous avons même obtenu un premier acquis, l’article 6. Les discussions reprennent demain. Si nous sommes bloqués, nous nous retrouverons samedi au SLECG et déposerons l’avis de grève le lendemain. »
En définitive, Aboubacar Soumah ne soutient pas un déclenchement immédiat de la grève, invitant les enseignants à privilégier le dialogue jusqu’aux prochaines séances de négociation prévues vendredi et mardi.
Amadou Diallo














