La Ligue guinéenne de football professionnel a rendu publiques, ce mercredi 26 novembre 2025, plusieurs sanctions à l’encontre de l’AS Kaloum et du Milo FC, après les incidents survenus lors de la 4ᵉ journée de Ligue 1. Mais ces décisions ne passent pas du tout chez certains observateurs et proches du club kaloumiste, qui crient à l’injustice, surtout en comparant sa situation aux violences beaucoup plus graves enregistrées lors du match Milo–Wakriya à Kankan.
Selon le rapport disciplinaire, l’AS Kaloum est reconnue responsable de jets de projectiles et de l’envahissement du terrain lors de son match contre le Hafia FC, le 15 novembre dernier au stade de la Mission. Ces incidents ont entraîné deux interruptions de jeu, particulièrement après le deuxième but du club kaloumiste.
Pour ces faits, la commission inflige :
1. Un avertissement officiel à l’AS Kaloum ;
2. Une amende cumulative de 13 millions de francs guinéens (13.000.000 GNF) pour les interruptions du match et l’usage de fumigènes et projectiles.
Le Milo FC également sanctionné… mais pas de la même manière.
Quant au Milo, la commission adresse un dernier avertissement au Milo FC de Kankan, avant de sanctionner le club d’une amende de 9 millions de francs guinéens (9.000.000 GNF). Le club est aussi soumis au remboursement intégral des frais médicaux d’un blessé, soit 1.795.000 GNF.
Mais ce qui choque l’opinion sportive, c’est la comparaison avec le récent match Milo – Wakriya, disputé au stade Mbalou Mady Diakité de Kankan, où les violences avaient été condamnées jusqu’aux hautes sphères du sport national. Des joueurs du Wakriya avaient été blessés, des images avaient fait le tour des réseaux sociaux, montrant des scènes de chaos, et plusieurs témoignages faisaient état d’agressions caractérisées.
Face aux sanctions reçues, plusieurs observateurs estiment que les deux cas ont être traités avec une sévérité disproportionnée par rapport aux événements de Kankan. Il serait incompréhensible à leurs yeux, disent-ils, qu’un envahissement de terrain ou des jets de projectiles à Conakry coûtent plus cher que des violences physiques enregistrées et ayant conduit des joueurs à l’hôpital de Kankan.
La commission disciplinaire n’applique pas la même rigueur selon les clubs impliqués, et l’image de l’équité sportive en prend un coup.
Ces sanctions relancent le débat sur la cohérence des décisions disciplinaires en Ligue 1 et la capacité des instances à restaurer la confiance entre les clubs. Entre violences récurrentes, frustration sportive et sentiment d’injustice, la LGFP devra redoubler d’efforts pour ramener de la sérénité dans un championnat de plus en plus sous tension.
La balle est désormais dans le camp des autorités du football, qui devront montrer qu’elles peuvent sanctionner avec la même fermeté, quel que soit le club concerné.
Ci-dessous, les documents relatifs aux sanctions:

Mohamed Béné Barry














