Lors d’une réunion de restitution tenue ce samedi au siège du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah est longuement revenu sur les divergences qui l’opposent au secrétaire général du SNE, Pépé Michel Balamou. Le leader syndical n’a pas mâché ses mots et a accusé son ancien allié d’avoir rompu la cohésion au sein de l’intersyndicale de l’Éducation.
Devant la presse, Aboubacar Soumah affirme que Pépé Michel Balamou les a « abandonnés » au moment crucial de l’ouverture des négociations avec le gouvernement, avant de revenir pour les traiter de « corrompus ».
Selon lui, le secrétaire général du syndicat national des enseignants a pris l’initiative de déposer un avis de grève sans en informer les autres organisations, une démarche qu’il qualifie de « précipitée » et contraire aux principes syndicalistes.
« Il veut nous envoyer en grève tête baissée, alors que la grève est la dernière arme du syndicaliste », a dénoncé Aboubacar Soumah devant une salle surchauffée. « Personne ne peut nous entraîner, mes collaborateurs et moi. Nous savons ce que signifie le syndicalisme. Personne ne peut nous ébranler. » s’est montré intraitable Aboubacar Soumah.
Malgré ce ton ferme, le syndicaliste n’exclut pas totalement le recours à la grève.
« Le dernier recours sera la grève. Ce lundi, si les ministres chargés de nous écouter, nous donnent une réponse favorable, il n’y aura pas de grève. Mais si on nous dit d’attendre parce que le budget ne peut pas susupporter en ce moment-là, nous allons rédiger notre propre avis de grève et la déclencher », a averti le syndicaliste.
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