Malgré une vaste campagne d’information, annonces officielles, relais médiatiques et rappels dans les mosquées lors du sermon du vendredi, la journée citoyenne d’assainissement n’a pas mobilisé aux ronds-points de Cosa et d’Enco 5.
Au rond-point d’Enco 5, la situation reste inchangée. Les ordures, entassées depuis plusieurs jours, s’étendent toujours sur les abords. Les vendeuses de balais et de patates occupent la bretelle droite, poursuivant leurs activités au milieu des tas d’immondices.
Des sachets bleus remplis de déchets se trouvent entre les poteaux électriques, témoignant d’un laisser-aller persistant.
Le constat est identique au rond-point de Cosa. À la mi-journée, aucun signe d’assainissement. La route menant vers Petit Symbaya n’a vu passer aucun balai. Les ordures abandonnées depuis des jours répandent une odeur nauséabonde, perceptible à plusieurs mètres du carrefour.
Face à ce spectacle, une question demeure : comment expliquer un tel échec malgré une communication intense ? Les responsables de quartiers ont-ils assumé leur rôle ?
Ce qui se voit clairement entre les ronds-points de Cosa et d’Enco 5, c’est le refus manifeste de respecter le mot d’ordre. Marchands et autorités locales semblent avoir ignoré l’appel citoyen, laissant Conakry s’enliser encore dans l’insalubrité.
Amadou Diallo














