Les cours ont été perturbés ce lundi 8 décembre suite à la grève générale illimitée lancée par l’intersyndicale de l’éducation FSPE ( Fédération Syndicale des Professionnels de l’Education ) et SNE ( Syndicat National de l’Education). Des manifestations d’élèves ont été signalées dans certains endroits du territoir guinéen paralysant ainsi le secteur éducatif.
Contacté ce lundi 8 décembre par notre reporter, Aboubacar Diesto camara, porte-parole de l’intersyndicale de l’éducation FSPE-SNE affirme que c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Pour lui, c’est l’absence des enseignants dans les classes qui a poussé les élèves à manifester leur colère.
<<… vous avez constaté qu’il n’y a pas eu aujourd’hui cours dans certains établissements scolaires de la capitale et de l’intérieur du pays. Les élèves constatant l’absence des professeurs dans les classes, ont décidé de quitter. Et comme certains ne suivaient pas les cours, ils ont voulu empêcher les autres d’étudier. Ce qui a entraîné des affrontements par endroits. C’est ce spectacle que nous avons vu aujourd’hui >>, a-t-il expliqué, avant de rappeler les préalables évoqués par la structure syndicale : << Premièrement, c’est le déblocage du salaire des fonctionnaires enseignants. Sur 4 000 il n’y a même pas 1 000 qui sont débloqués à date. Le deuxième préalable, c’est le versement des primes alloués aux enseignants >>, revendique-t-il. Et il précise par ailleurs qu’ils ne sont pas des << syndicats de violences >> comme le pensent certains.
Pour une issue favorable, Diesto Camara sollicite de ce fait, l’implication du Chef de l’Etat, le Général Mamadi Doumbouya et son Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah.
<< Nous sommes prêts pour le dialogue. Nos portes sont ouvertes pour toutes négociations allant dans le sens de l’apaisement >>, a lancé le syndicaliste.
Toutefois, il demande à ses camarades enseignants de rester à la maison en attendant qu’une solution soit trouvée.
Marliatou Sall
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