Un drame a endeuillé la communauté guinéenne de Namur dans la soirée du dimanche 14 décembre 2025. Adamo Condé, 34 ans, a perdu la vie à la suite d’une intervention policière qui a dégénéré. Touché par plusieurs tirs, le jeune homme est décédé sur place. Quatre policiers ont également été grièvement blessés lors de l’opération.
Selon les premiers éléments, la police est intervenue à la suite d’une altercation. Les circonstances exactes ayant conduit à l’usage de l’arme à feu restent toutefois au cœur des interrogations. Une instruction judiciaire a été ouverte afin de déterminer la légalité des tirs et d’établir les responsabilités.
Au sein de la communauté guinéenne de Namur, l’émotion est vive. Famille, proches et membres de la diaspora expriment colère et incompréhension face à ce qu’ils qualifient d’intervention disproportionnée. Le slogan « Trois coups de feu, c’est trop » revient avec insistance, traduisant une exigence claire : que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort d’Adamo Condé.
Des voix s’élèvent pour demander des explications transparentes, l’accès aux éléments de l’enquête et, le cas échéant, des sanctions si des fautes sont établies. La communauté guinéenne souhaite être entendue par les autorités et appelle à une enquête impartiale, dans le respect de la mémoire de la victime.
Alors que la justice suit son cours, ce drame relance le débat sur l’usage de la force lors des interventions policières et sur la nécessité d’un dialogue apaisé entre les forces de l’ordre et les communautés. À Namur, l’attente est forte, celle de la vérité, de la justice et du respect dû à une vie perdue.
Mohamed Béné Barry














