Après la suspension du mot d’ordre de grève des bouchers, le retour de la viande sur le marché se fait progressivement. La quantité disponible reste insuffisante par rapport à la demande.
Ce mercredi 17 décembre 2025, notre reporter s’est rendu au marché de Cosa, où certaines boucheries sont restées fermées. D’après notre constat, chez le peu de bouchers qui travaillent aujourd’hui, le kilogramme de viande se vend à 65 000 GNF. Quant au demi-kilogramme, il coûte 32 500 GNF.
La même situation est observée au marché de Koloma. Les clients étaient nombreux à attendre, mais seuls quelques bouchers disposaient de viande. La quantité disponible reste vraiment insuffisante. Aïcha Keita, une cliente, n’apprécie pas cette hausse des prix: « Je pensais que le prix conventionnel était de 60 000 GNF, mais je trouve autre chose. C’est vraiment compliqué, surtout pour nous, les femmes », s’est-elle lamentée.
Une autre cliente, Binta Bah, a également exprimé sa grande surprise face à cette augmentation des prix. « Je m’attendais à ce que le prix conventionnel soit maintenu. J’avoue que je suis étonnée de constater que le kilogramme coûte 65 000 GNF. Pour moi, le problème était réglé avec la suspension de la grève. C’est vraiment insupportable », a-t-elle dénoncé.
De son côté, Fatoumata Diallo estime que cette situation était prévisible. « Souvent, lorsqu’il y a rareté de l’offre, le prix augmente. Quand la viande devient chère, elle devient un luxe pour les citoyens, et ce n’est pas bon. La santé de l’homme dépend de la nourriture qu’il consomme », a-t-elle prévenu.
Selon un boucher, qui a souhaité garder l’anonymat, la cherté est due aux difficultés d’approvisionnement. Reste à savoir si le prix conventionnel sera respecté sur le long terme dans les différents marchés de la capitale.
Marliatou Sall
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