Au lendemain du scrutin présidentiel, Dr Faya Lansana Millimouno, candidat du Bloc Libéral (BL), a vivement critiqué le déroulement du vote, dénonçant de nombreuses irrégularités qui selon lui ont entaché la transparence de l’élection. Dans une déclaration aux médias, Dr Faya Millimouno a affirmé que plusieurs bureaux de vote ont été le théâtre de pratiques antidémocratiques.
Il a notamment révélé que dès 7 heures du matin, des délégués du BL ont été empêchés d’accéder aux bureaux de vote sous prétexte que leurs ordres de mission n’étaient pas validés par les directeurs communaux de Conakry.
Cette situation, selon lui, constitue une violation flagrante de l’article 105 du Code électoral: « Nous avions obtenu 156 accesseurs, mais nous avons constaté que certains d’entre eux ont été empêchés d’entrer dans les centres de centralisation », a précisé le leader du Bloc Libéral.
Le candidat du Bloc Libéral a également évoqué des anomalies observées à travers le pays, citant le cas de Gueckedou où des bureaux de vote, initialement installés à l’hôpital, ont été déplacés sans explication. Selon lui, cette délocalisation massive des bureaux de vote avait pour but de faciliter le bourrage des urnes de manière « libre et sécurisée ».
Une autre irrégularité majeure pointée par le candidat est la présence de militaires dans certains bureaux de vote.
Il a rapporté que dans certains endroits, des électeurs étaient contraints de montrer leur bulletin de vote après avoir voté, et ceux qui tentaient de dénoncer ces pratiques étaient arrêtés, molestés, ou passaient la nuit en détention dans les commissariats et gendarmeries: « Il y avait des militaires qui surveillaient les choix des électeurs », a-t-il déploré.
Face à ces constatations, Dr Faya Millimouno a rejeté les résultats provisoires de l’élection, qualifiant le processus de « brigandage ». Il a en outre dénoncé la circulation de vidéos montrant des personnes en train de « cocher et plier » des bulletins de vote, ce qui, selon lui, démontre l’ampleur des irrégularités: « Ce scrutin n’est pas un processus électoral libre, transparent et crédible », a-t-il insisté: « Il y a eu trop d’irrégularités pour que nous puissions accepter ces résultats. »
Marliatou Sall














