Alors que certaines voix dénoncent des cas d’intimidation et une mauvaise organisation globale de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, le candidat du Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), Abdoulaye Kourouma, adopte une position diamétralement opposée.
Invité de l’émission Face à Télé 24, il a tenu à saluer le climat apaisé dans lequel s’est déroulé le scrutin, estimant que la Guinée n’avait jamais connu une telle stabilité électorale depuis près de deux décennies: « Nous sommes tous des observateurs de la vie sociopolitique de notre pays. Il y a 17 ans, la Guinée n’a jamais connu l’accalmie, la cohésion et la stabilité que nous avons observées lors de cette élection », a-t-il affirmé.
Pour étayer son propos, Abdoulaye Kourouma a rappelé les violences qui ont marqué les précédents processus électoraux et politiques. Il évoque notamment 2007, avec les mouvements syndicaux réclamant un gouvernement d’union nationale à la fin du règne du président Lansana Conté, une période ayant occasionné de nombreux dégâts humains. En 2010, lors de la transition dirigée par Jean-Marie Doré, les revendications politiques autour de l’organisation de la présidentielle avaient également plongé le pays dans de graves violences: « En 2013, pour aller aux élections législatives, il y a eu beaucoup de morts et de dégâts. En 2018, lors des élections communales, c’était la même chose. En 2020 aussi », a-t-il rappelé.
Selon lui, l’élection de 2025 marque une rupture notable avec ce passé tumultueux: « C’est la seule fois où les Guinéens vont à une élection et, le lendemain, vaquent librement à leurs occupations. Cela mérite d’être salué : la stabilité, la crédibilité du processus et l’atmosphère politique générale », a-t-il souligné.
Le président du RRD insiste également sur l’inclusivité du processus électoral. Il affirme que les candidats ont été impliqués à toutes les étapes, de la validation des candidatures à la proclamation des résultats: « Nous disposions de plateformes de la Direction générale des élections et de la sécurité, qui nous permettaient de signaler nos difficultés au fur et à mesure et de trouver rapidement des solutions », a-t-il expliqué.
Abdoulaye Kourouma s’est par ailleurs montré particulièrement élogieux sur les dispositions sécuritaires mises en place durant la campagne et le scrutin: « Jusqu’à présent, personne ne s’est déconnecté de la plateforme sécuritaire des candidats, administrée par le général Balla Samoura. Chaque candidat bénéficiait d’au moins dix agents de sécurité », a-t-il révélé.
Il détaille un dispositif qu’il qualifie d’exceptionnel: deux gardes rapprochés, six éléments issus des forces de défense et de sécurité pour les cortèges, ainsi que trois à quatre agents postés aux domiciles des candidats: « Au niveau de la sécurité, c’était hors pair. J’ai participé à toutes les élections et je n’ai jamais été aussi rassuré, ni participé à une élection sans crainte comme celle-ci », a-t-il conclu sur le plateau de Face à Télé 24.
Décryptage: Amadou Diallo














