Après la validation officielle de la victoire de Mamadi Doumbouya par la Cour suprême, les réactions se multiplient au sein de la population guinéenne. Dans un micro-trottoir réalisé par un reporter de votre quotidien électronique allureinfo.net des citoyens issus de divers horizons ont exprimé leurs espoirs, leurs préoccupations et les attentes placées au nouveau président.
Étudiant en L3 Biologie à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Ibrahima Kalil Cissé se réjouit de l’avènement d’une nouvelle ère politique. Pour lui, chaque nouvelle présidence suscite de grands espoirs, notamment chez les jeunes. Il appelle le nouveau chef de l’État à s’attaquer aux difficultés du monde estudiantin, en particulier l’accès à l’emploi, les conditions pédagogiques et le transport. « La vie universitaire n’est pas facile », souligne-t-il, insistant sur la nécessité d’actions fortes en faveur de l’éducation.
Marqué par le discours du président élu évoquant une Guinée « terre de richesses et d’innovation », l’étudiant espère que ces paroles se traduiront en actes concrets. « Le paradis ne doit pas rester un simple slogan », affirme-t-il.
Hadja Fanta Konaté, citoyenne, appelle à la sagesse et à la responsabilité. Elle dit prier pour que le nouveau président accomplisse sa mission dans la loyauté envers la nation et le peuple. Elle insiste sur une gouvernance inclusive, loin de toute considération ethnique. « Tous les Guinéens sont égaux. Nous avons un dénominateur commun : la Guinée », rappelle-t-elle, exhortant le président à placer l’intérêt supérieur du pays au-dessus de tout.
Pour Bah Alpha Oumar, citoyen et activiste, l’essentiel reste le développement équitable du pays afin que les Guinéens puissent pleinement bénéficier de leurs richesses nationales. Satisfait des premiers pas du président durant la transition, il se dit confiant quant en l’avenir. Toutefois, il met l’accent sur l’urgence d’investir dans l’éducation. Dans certaines localités, comme sa sous-préfecture de Pita dit-il, le manque d’enseignants et d’infrastructures reste préoccupant. Il appelle également à une mobilisation collective pour que les richesses nationales profitent prioritairement aux Guinéens.
À Cosa, Bah Mamadou Lamarana, agent de sécurité, félicite le président tout en attirant l’attention sur la situation difficile de la jeunesse. Selon lui, malgré les efforts déjà consentis, les jeunes ont besoin de plus de projets et d’opportunités d’emplois.
Même son de cloche chez Magassouba Lookman, conducteur de taxi-moto, qui salue le climat de paix et de respect des institutions qui ayant caractérisé ce scrutin. Il appelle néanmoins à un renforcement de la sécurité et à un accompagnement accru des jeunes vers l’emploi. « Beaucoup de jeunes ont des diplômes et des compétences, mais manquent d’opportunités », explique-t-il.
Ces témoignages démontre qu’une aspiration commune se dégage : celle d’une Guinée unie, juste et prospère. Éducation, emploi des jeunes, gouvernance équitable et paix sociale figurent parmi les principales attentes adressées au nouveau président, désormais appelé à transformer l’espoir citoyen en actions concrètes.
Damba














