La Guinée a enregistré, au cours de l’année écoulée, certaines avancées en matière de droits de l’homme. Parmi les mesures saluées par les acteurs de la société civile, figure la suspension de la décision relative à la non-délivrance des agréments aux associations, perçue comme un pas significatif vers l’amélioration du cadre de fonctionnement des organisations citoyennes.
Toutefois, ces progrès demeurent insuffisants au regard des nombreuses difficultés observées en 2025. Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent un environnement encore marqué par des atteintes aux libertés fondamentales. L’activiste Mamadou Kaly Diallo évoque notamment des disparitions jugées préoccupantes de certains acteurs de la société civile, ainsi que le maimaintiens restrictions sur les manifestations publiques.
À l’aube de l’installation du nouveau régime, les attentes restent donc grandes. Mamadou Kaly Diallo plaide pour la création d’un ministère spécifiquement dédié aux droits de l’homme. Selon lui, une telle institution permettrait de renforcer la coordination des actions en faveur de la protection et de la promotion des libertés fondamentales en Guinée.
À cette revendication s’ajoutent d’autres exigences, notamment la levée de l’interdiction des manifestations politiques et la réouverture des médias fermés, considérées comme essentielles au respect des droits civiques et à l’instauration d’un climat démocratique apaisé.
Les doléances sont désormais clairement exprimées. Il revient désormais au nouveau président de la République, Mamady Doumbouya, d’en tenir compte et d’apporter des réponses concrètes aux attentes des défenseurs des droits de l’homme, dans l’espoir d’un ancrage durable de l’État de droit en Guinée.
AOB
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