Interrogé par TV5 sur l’éventualité de la création d’un parti politique par le président Mamadi Doumbouya, en vue des prochaines élections législatives, le ministre est resté prudent, sans donner d’indication tranchée: « Écoutez, on ne sait pas encore ce que le chef de l’État veut. »
Ousmane Gaoual Diallo a rappelé la volonté du président de ne pas s’enfermer dans une logique partisane. « C’est vrai qu’il ne veut pas être emprisonné dans un parti ou dans un clan. Il souhaite que tous les Guinéens se sentent concernés par la mission. »
Toutefois, le ministre reconnaît que la gestion des affaires publiques pose la question de l’ancrage politique : « Maintenant, est-ce que la conduite des affaires publiques peut se faire ainsi ? C’est pour cela que, pour sa candidature personnelle, il a souhaité qu’elle soit indépendante, non pas portée par une partie de l’opinion, mais indépendante. Et cela a marché. »
Abordant la réalité institutionnelle et démocratique, il souligne le rôle central des partis politiques dans le fonctionnement de l’État : « Après, il y a la réalité de l’espace démocratique. Des partis doivent concourir pour être à l’Assemblée nationale, qui sera l’autre pendant du pouvoir, le pouvoir législatif, qu’il est nécessaire de consolider. »
Le ministre pose enfin la question de l’avenir politique de la majorité présidentielle: « Est-ce que le président va encourager le développement d’un parti, ou bien un parti va-t-il se construire sur cette victoire pour lui permettre d’avoir une majorité suffisante afin de gouverner librement ? Parce que l’exécutif a besoin du législatif pour pouvoir exercer pleinement ses prérogatives et imprimer sa marque pendant les sept années à venir. »
Amadou Diallo














