À quelques jours de l’investiture du président Mamadi Doumbouya, prévue le 17 novembre 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo, dans la commune de Lambanyi, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé sur TV5 Monde, dans le Journal de l’Afrique.
Il a répondu aux critiques de l’opposition et de certains observateurs qui estiment que l’absence des principaux leaders de l’opposition a entaché la crédibilité du scrutin. Selon lui, ce sont les actes posés par le président qui ont conduit les électeurs à voter massivement pour lui. « Il ne faut pas avoir une lecture focalisée sur les personnes. La victoire du président Mamadi Doumbouya est basée sur les réalisations engrangées pendant ces quatre années. Plus de 2 000 kilomètres de voiries, une restauration de l’État, une augmentation substantielle du pouvoir d’achat, un recrutement massif, plus de 20 000 jeunes employés. »
Il poursuit en mettant en avant les indicateurs économiques et institutionnels: « C’est sur ces paramètres, une croissance économique à plus de 7 %, la sortie de la Guinée de la liste grise du GAFI, la lutte contre la corruption qui est engagée. C’est sur ces paramètres-là que le président a été élu, sur le travail. »
Selon lui, même si tous les leaders politiques avaient participé au scrutin, le résultat serait resté inchangé: « Écoutez, Cellou aurait pu être là, Alpha aurait pu être là, Sidya aurait pu être là ; je pense que cela n’aurait pas changé la réalité et le jugement de nos compatriotes, qui n’est pas fait simplement sur le choix des personnes. »
Il insiste sur l’adhésion populaire fondée sur des résultats concrets: « Il y a quelque chose de concret qui a conduit à cette adhésion des populations guinéennes. »
Cependant, le ministre rappelle la vision du chef de l’État pour l’après-élection: « L’objectif, et le président l’a décliné dans son discours à l’occasion de la proclamation des résultats définitifs, ce n’est pas un combat d’une Guinée contre une autre. C’est l’affirmation que les Guinéens peuvent se prendre en main lorsqu’il est question d’élections, sans que cela ne débouche sur des conflits ou des contentieux, pendant ou après. »
Il conclut: « C’est cette démonstration-là qu’il faut saluer. »
Amadou Diallo














