La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a entamé, mardi 13 janvier 2026, l’examen du dossier opposant l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma, et son ex-Directeur des affaires administratives et financières, Mohamed V. Sankhon.
Les deux prévenus sont poursuivis pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite, pour des montants estimés à plus de 612 milliards de francs guinéens et 12 millions de dollars.
Dès l’ouverture des débats, Ibrahima Kourouma a rejeté les charges, mettant en cause un rapport provisoire de l’Inspection générale d’État qu’il estime non contradictoire. Il a soutenu que ses revenus proviennent principalement de l’exploitation d’une pharmacie à Lambanyi, active depuis plusieurs années, ainsi que de ses avantages d’ancien ministre.
La Cour a toutefois relevé une augmentation notable du chiffre d’affaires de cette officine durant sa période ministérielle. Face aux interrogations de la partie civile, le prévenu a accepté de verser des éléments financiers au dossier.
Le juge a ordonné la production de documents bancaires, comptables et fonciers avant le renvoi de l’affaire au 20 janvier 2026.
Amadou Diallo














