Le tribunal criminel de Dixinn, siégeant exceptionnellement à la Cour d’appel de Conakry, a entamé l’examen du deuxième groupe de présumés responsables des violences du 28 septembre 2009. À l’audience de ce mardi 13 janvier 2026, trois nouveaux accusés ont été appelés à la barre. Georges Olémou et Jean-Louis Kpoghomou, tous deux gendarmes, ainsi que Thomas Touaro, militaire de profession.
Poursuivis par la justice guinéenne, ils font face à des accusations lourdes portant notamment sur la complicité de viol, l’enlèvement, la séquestration et la torture. Le parquet retient également contre eux des faits de coups et blessures volontaires, de vol à main armée, d’entrave aux opérations d’assistance ainsi que d’omission de porter secours, dans un contexte marqué par de graves violations des droits humains.
Mais avant toute audition sur le fond, les débats ont été suspendus par une démarche procédurale de la défense.
Prenant la parole durant 30 minutes, Maître Pépé Antoine Lamah a soulevé une exception de nullité, estimant que la saisine du tribunal concernant ces accusés serait irrégulière. L’avocat a demandé à la Cour de constater cette nullité et de déclarer qu’il n’y a pas lieu de statuer.
À 14 heures, l’audience a été levée pour la pause de 30 minutes, qui vient de reprendre laissant en suspens la suite de ce feuilleton judiciaire très attendu.
Amadou Diallo














