La récente déclaration du porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, évoquant une éventuelle libération d’Aliou Bah, président du MoDeL, continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique.
Interrogé à ce sujet par notre reporter, le mardi 13 janvier 2026, le président de la Coalition nationale des associations pour la paix et le développement (CONAPAID), Ibrahima Aminata Diallo, s’est réjoui de cette démarche: « Si le porte-parole du gouvernement l’annonce, c’est qu’il y a effectivement des démarches autour de la libération d’Aliou Bah. Si tel est le cas, nous saluons cet acte et nous nous en réjouissons. Il est important de libérer ceux qui sont détenus et de mener des enquêtes pour retrouver ceux qui sont portés disparus », a-t-il déclaré.
À ceux qui estiment qu’il faut avant tout s’en tenir strictement à la loi, Ibrahima Aminata Diallo oppose un autre point de vue. Selon lui, lorsque l’application de la loi porte préjudice aux relations humaines et à la cohésion sociale, il convient d’envisager d’autres recours, notamment la grâce présidentielle: « La loi est faite par les hommes. Mais lorsque son application est tordue et qu’elle nuit aux relations humaines, il faut savoir la dépasser et privilégier ce qui est acceptable pour la société. Il a été condamné à deux ans de prison ; si le président de la République décide de lui accorder la grâce, nous ne pouvons que nous en réjouir », a-t-il martelé.
Poursuivant, il a ajouté: « Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que tout doit passer uniquement par la loi. Au-delà de la loi, il y a la jurisprudence et surtout le pouvoir exécutif conféré au président de la République. »
Le président de la CONAPAID a par ailleurs rappelé que la place d’un acteur politique n’est pas en prison: « Il doit être libéré afin de continuer à animer le débat politique et contribuer au développement de notre pays », a-t-il suggéré.
Marliatou Sall














