L’État guinéen semble déterminé à aller jusqu’au bout de son programme de déguerpissement des abords des routes et des occupations anarchiques de l’espace public. Après l’ultimatum lancé par les autorités, les opérations ont effectivement repris ce mercredi à Matoto.
Dès 9 heures, des Cadres, les équipes de déguerpissement, accompagnées des forces de l’ordre, notamment la police, ont donné le coup d’envoi de la démolition des baraques et autres lieux de vente installés de manière anarchique devant les bâtiments et le long des principales artères.
À l’aide de bulldozers, ils ont procédé à la destruction systématique des installations ciblées, réduisant à néant les étals et constructions de fortune érigés sur les emprises routières. Cette reprise des opérations intervient après une brève suspension de deux jours, observée à la suite de l’investiture du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.
Au rond-point de Matoto, commerçants et étalagistes tentaient de sauver ce qu’ils pouvaient de leurs marchandises, souvent entassées dans des magasins de fortune. L’opération vise à libérer les voies publiques, longtemps occupées de façon illégale par certains citoyens, entravant la circulation et la sécurité routière.
Cette première journée marque ainsi la relance effective du déguerpissement, avec pour objectif principal de débarrasser les abords du marché et des voiries des étalagistes et autres occupants illégaux.
Reste désormais à savoir si les autorités communales mettront en place des mesures durables afin d’empêcher le retour de ces occupations anarchiques, régulièrement constatées après ce type d’opérations.
Amadou Diallo














