La Guinée s’est dotée d’une nouvelle structuration gouvernementale, marquant une étape importante dans la réorganisation de l’État. Avec cette nouvelle architecture, l’action gouvernementale s’articule désormais autour de 27 ministères, accompagnés de deux secrétariats généraux.
Interrogé ce mercredi 28 janvier par notre rédaction, Pépé Francis Haba, président du parti UGDD (Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement), s’est dit séduit par cette réorganisation et a salué la réduction du nombre de départements ministériels.
Selon le porte-parole de la CMP (Coalition pour la Mouvance Présidentielle), cette stratégie permettra également de réduire les dépenses publiques: « J’ai été séduit par cette réduction, car un nombre élevé de ministères favorise le gaspillage. Cette réorganisation permettra à l’État de réaliser des économies d’échelle et de les orienter vers d’autres secteurs prioritaires. Cela pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté dans le pays », a-t-il souligné.
Concernant la reconduction du Premier ministre Bah Oury, l’acteur politique ne voit aucun problème. Il rappelle que Bah Oury a été l’un des principaux artisans de l’élection du président de la République: « C’est un technocrate qui a déjà dirigé la primature et fait ses preuves. Je pense qu’il est la personne la mieux indiquée pour la mise en œuvre du projet de société de la GMD, étant donné qu’il a lui-même conduit la campagne présidentielle », a martelé Francis Pépé Haba.
Quant à la possible reconduction de certains anciens ministres, le président de l’UGDD estime que la décision finale appartient au président Mamadi Doumbouya: « Il détient le pouvoir discrétionnaire de nommer qui il veut. Il connaît ceux qui ont travaillé avec efficacité et ceux qui ont traîné les pas. C’est à lui de prendre cette décision cruciale pour l’avenir du pays », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de nommer des ministres pleinement engagés et orientés vers les résultats.
Par ailleurs, l’acteur politique a plaidé pour une meilleure prise en compte de la diaspora guinéenne, soulignant son rôle clé dans le développement du pays.
Marliatou Sall














