En 2025, les flux d’investissements directs étrangers (IDE) vers l’Afrique ont subi une érosion marquée de 38 %, s’établissant à 59 milliards de dollars selon le dernier rapport de la CNUCED. Cette dégringolade a été particulièrement violente en Afrique du Nord, où les flux ont chuté de 67 % après le pic exceptionnel de 2024, tandis que l’Afrique subsaharienne a fait preuve d’une plus grande résilience avec un repli limité à 6 %.
Selon le CNUCED, ce contraste continental s’inscrit dans une tendance mondiale où les capitaux délaissent les pays en développement au profit des économies développées et des centres financiers, exacerbant les besoins de financement pour les infrastructures essentielles, notamment dans le secteur des énergies renouvelables.
Dans ce contexte de fragmentation économique et de tensions géopolitiques, les investisseurs internationaux se montrent de plus en plus sélectifs, réévaluant les risques réglementaires au détriment des nations à faible revenu.
Pour la Guinée, engagée dans sa phase de Refondation, ces chiffres soulignent l’importance vitale de garantir une stabilité institutionnelle et un cadre juridique attractif, afin de capter une part des flux modestement attendus pour 2026.














