Les opérations de déguerpissement des encombrants se poursuivent dans le Grand Conakry. Un peu partout, les abords des marchés et les grands ronds-points de la capitale sont pris d’assaut par des engins lourds chargés de démolir ces installations jugées anarchiques.
Le sujet alimente les débats aussi bien dans les foyers que parmi les acteurs sociopolitiques du pays.
S’exprimant sur la question, le président de l’Alliance ADC-BOC, Dr Ibrahima Sory Diallo, a salué l’initiative tout en émettant des réserves quant au timing de l’opération. Selon lui, la démarche aurait dû être engagée avant l’élection présidentielle: « La politique n’est pas bonne. On devait le faire avant l’élection. Si c’est fait après, cela signifie qu’ils ne l’ont pas fait au moment opportun. C’est une bonne chose, il faut le reconnaître, mais le faire au lendemain de l’élection montre que le moment n’est pas bien choisi », a-t-il déploré lors d’un entretien accordé à notre reporter.
Pour le coordinateur de l’Union sacrée des Forces vives de Guinée, ces opérations ont surpris plus d’un, d’autant plus qu’elles interviennent juste après la victoire du président Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle du 28 décembre dernier: « On ne peut pas encombrer Conakry. Le projet qu’ils sont en train de mettre en œuvre est bon, mais le moment choisi a surpris les populations. Alors que les gens étaient en train de fêter la victoire du président, c’est à ce moment-là qu’on est tombé sur eux. Le projet est salutaire, mais le timing est injuste », a-t-il renchéri.
Marliatou Sall














