Le président du Front National pour le Développement (FND) et coordinateur général de Synergie GMD 2025 Makanera Kaké, était l’invité de l’émission Le Marqueur sur Télé 24, au cours de la semaine qui s’achève.
Alors que tous les regards sont tournés vers la mise en place du tout premier gouvernement de la Cinquième République, la question de la nomination des leaders politiques ayant accompagné le président Mamadi Doumbouya, ainsi que celle des candidats qui étaient en lice lui a été posée.
À ce sujet, Alhousseny Makanera Kaké a exprimé son point de vue en ces termes: « Comme moi, je ne suis pas un joueur de cauris, je ne peux exprimer que mon opinion. Ce que je souhaiterais, c’est de voir les figures politiques qui l’ont accompagné, un ou deux, dans le gouvernement, ceux qui ont une certaine compétence, l’expertise et l’expérience. »
En revanche, il s’oppose catégoriquement à l’entrée au gouvernement des huit candidats qui étaient en lice contre le président Mamadi Doumbouya lors de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier. Il justifie sa position ainsi: « Par contre, je ne voudrais pas voir ceux qui étaient candidats opposés à lui au gouvernement, pour être rationnel. Je vous dis, je ne suis opposé à personne. Mais pour le bien de la démocratie, pour une cohérence, vous ne pouvez pas vous opposer à un projet de société pendant la campagne et être là pour exécuter le même projet de société. Ça ne marche pas. Oui, ils sont guinéens, mais la démocratie ne veut pas dire que quand on est opposant, on est mauvais. Non ! Il n’est pas dit aussi que quand on est au pouvoir, on est bon forcément. »
Selon lui, la démocratie repose sur l’existence de deux camps aux visions différentes: « La démocratie voudrait deux groupes qui s’affrontent, pas physiquement, mais par le biais des propositions et des contre-propositions. Quand vous n’avez pas soutenu un projet de société et que ce projet passe, vous devez pouvoir être dans une opposition constructive : amender, continuer à critiquer pour amener celui qui est au pouvoir à mieux faire. C’est plus cohérent, c’est plus lisible. »
Il insiste également sur l’incompatibilité politique entre opposition et gestion du même projet: « Si, pendant la campagne, vous êtes opposé à lui, ce n’est pas à sa personne, c’est à son projet. Vous ne pouvez pas, du jour au lendemain, parce que vous n’avez pas gagné, être chargé de l’exécution de ce même projet. »
Abordant les rumeurs qui faisaient état d’une possible nomination d’Abdoulaye Yéro Baldé, opposant lors de la dernière présidentielle, au poste de Premier ministre, Alhousseny Makanera Kaké ironise: « C’est pourquoi, quand j’ai lu que des gens disaient, “le futur Premier ministre Yéro Baldé”, je ne comprenais pas. On est dans quel pays ? C’était complètement irréaliste. »
Toutefois, il reconnaît qu’un tel scénario pourrait être envisageable sous une condition bien précise: « Cela peut arriver dans un seul cadre. Lorsque, lors d’une élection, on est incapable de dégager une majorité claire et que la population reste divisée. Si le général Mamadi Doumbouya avait obtenu cinquante et quelques pour cent, et que l’autre projet avait quarante et quelques pour cent, en combinant les deux, cela peut se comprendre. »
Mais dans le contexte actuel, il estime cette option infondée: « Vous avez un projet qui a plus de 80 %. Vous allez combiner avec quel autre projet ? Parce qu’en venant, en tant qu’homme politique, il doit vous imposer une partie de sa vision. »
Decryptage: Amadou Diallo















Halte a toi Mr yero balde n’est pas ton genre ,ni ta classe et ni ta categorie en compétence et ľintegrite morale il est dans la classe des intellectuels de haut rang