Le dossier opposant l’État guinéen à Mamadi Camara, ancien ministre de l’Économie et des Finances, revient une nouvelle fois devant la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). L’audience, initialement relancée le 15 décembre dernier, avait été suspendue en raison de l’absence du rapport de contre-expertise financière, pièce centrale attendue par la Cour.
Mamadi Camara, qui a dirigé le ministère de l’Économie et des Finances sous Alpha Condé, est poursuivi pour des faits présumés de corruption, détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux. Les poursuites portent sur un montant estimé à plus de 80 milliards de francs guinéens, supposés avoir disparu des caisses du ministère sur une période allant de 2011 à 2022, sous le régime de l’ancien président Alpha Condé.
Afin de contester les conclusions du rapport établi par le Vérificateur général d’État, un cabinet indépendant avait été officiellement commis le 14 avril 2025 pour produire une contre-expertise. Le cabinet disposait d’un délai d’un mois pour examiner la gestion des fonds incriminés et soumettre ses conclusions à la juridiction.
Cependant, ce rapport n’avait pas été présenté à la date prévue, entraînant le renvoi de l’audience.
La Cour a ainsi fixé une nouvelle échéance au lundi 9 février 2026, date à laquelle le rapport de contre-expertise est attendu.
Reste désormais à savoir si le document tant attendu sera effectivement déposé cette fois-ci, condition indispensable à la poursuite des débats et à l’avancée du procès.
Amadou Diallo














