L’annonce du verdict en appel de l’ancien ministre Dr Ibrahima Kourouma, initialement prévue ce mardi 10 février devant la CRIEF, a été reportée au 17 février. Ce contretemps judiciaire s’explique par l’impossibilité d’extraire le prévenu et par les complications logistiques majeures entravant l’accès à Kaloum, empêchant ainsi plusieurs magistrats de rejoindre le tribunal.
Ce renvoi intervient alors que les débats de fond sont clos, le prévenu ayant déjà livré ses derniers mots en s’en remettant à la sagesse de la Cour après des semaines d’audiences tendues.
Le dossier oppose des visions radicalement divergentes : alors que la partie civile et les avocats de l’État réclament l’infirmation de la relaxe initiale, exigeant la restitution de plus de 600 milliards de francs guinéens et la saisie des biens de l’ex-ministre, la défense maintient son innocence.
Les conseils de Dr Kourouma plaident la confirmation de la relaxe, arguant d’une absence de preuves concrètes concernant l’enrichissement illicite reproché. Le ministère public a, pour sa part, sollicité le maintien du premier jugement, laissant désormais la chambre des appels seule juge de l’avenir de l’ancien dignitaire.














