Plusieurs ministres sénégalais ont pris la parole lors d’une conférence de presse après la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue suite aux malheureux événements à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), lundi 9 février 2026.
La ministre de la Justice a été la troisième personnalité à s’exprimer. Yassine Fall a déclaré: « Je m’engage devant le peuple sénégalais à ce que toute la vérité soit établie et que les responsabilités soient situées, sans faiblesse et sans protection. ». Elle a également ajouté : « On ne protégera personne, la justice sera faite. »

Cette tragédie est intervenue lors de violentes manifestations au cours desquelles les étudiants exigeaient le paiement de leurs boirses. Là-dessus, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal, Pr Daouda Ngom a tenu à rassurer les étudiants: « À ce jour, l’État ne doit aucun arriéré de bourses aux étudiants », a-t-il déclaré.
Il a également précisé que les bourses sont « régulièrement payées, au plus tard le 5 de chaque mois ». Selon lui, les tensions observées autour du paiement des bourses relèvent principalement: « d’une incompréhension entre les étudiants et l’administration », en lien avec les réformes actuellement engagées par son département.
Le ministre a par ailleurs expliqué que la durée de paiement de la bourse est liée au temps de présence effective de l’étudiant à l’université: « En d’autres termes, l’étudiant commence à percevoir sa bourse à compter de la date de son inscription dans un établissement d’enseignement supérieur », a-t-il précisé.
Il a aussi révélé qu’au titre de l’année 2025, l’État sénégalais a dépensé environ 105 milliards de francs CFA pour honorer ses engagements relatifs aux bourses d’études.
Devant les hommes des médias, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a relevé que des influences extérieures, notamment politiques, sont visibles au sein de l’université: « Il est également établi que certains dirigeants d’étudiants subissent des influences extérieures, plus particulièrement des influences politiques. Il y a des opposants qui influencent les dirigeants des amicales », a-t-il déclaré.
Il a ensuite indiqué avoir demandé au directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar de renforcer le contrôle de l’accès à l’enceinte universitaire afin de prévenir de nouveaux débordements. Le point de presse se poursuit à 17 heures.
Décryptage : Amadou Diallo














