La situation de la Guinée en matière de gouvernance reste préoccupante. Selon le rapport 2025 de Transparency International sur l’Indice de perception de la corruption (IPC), le pays figure toujours parmi les États les moins performants au monde.
La Guinée obtient un score de 26 sur 100, ce qui la place 142ᵉ sur 182 pays et territoires évalués. Comparée à l’année précédente, cette position marque un recul de deux places, confirmant la persistance des défis liés à la lutte contre la corruption dans le secteur public.
L’Indice de perception de la corruption est un outil de référence qui évalue le degré de corruption perçu au sein des administrations publiques. Il repose sur une échelle allant de 0, synonyme d’un niveau très élevé de corruption, à 100, indiquant une forte intégrité institutionnelle.
À l’échelle internationale, le rapport note des évolutions contrastées. Depuis 2012, seuls 31 pays sont parvenus à enregistrer des progrès significatifs, tandis que de nombreux autres, dont la Guinée, peinent à inverser la tendance. Dans certains cas, la situation s’est même détériorée.
La moyenne mondiale atteint désormais 42 points, son niveau le plus bas jamais enregistré. Plus de deux pays sur trois affichent un score inférieur à 50, illustrant l’ampleur du phénomène.
Transparency International alerte enfin sur les conséquences directes pour les populations : la corruption affaiblit les systèmes de santé, freine les investissements dans les infrastructures essentielles et réduit les opportunités pour la jeunesse, compromettant durablement le développement socio-économique.
Amadou Diallo
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