Malgré la récente rencontre entre les acteurs économiques et le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui a appelé les vendeurs à stabiliser les prix des denrées de première nécessité, la flambée semble se poursuivre, suscitant inquiétudes et incompréhensions chez les consommateurs.
Lors de sa rencontre avec la presse ce vendredi 13 février 2026, allureinfo.net a voulu savoir quelles dispositions sont prises pour mettre fin à cette hausse vertigineuse dans nos marchés, à quelques jours du mois de Ramadan et du Carême.
Sa réponse a été sans détour. Il a d’abord exposé les causes: « Les crises qui secouent le monde dès qu’il y a des tensions dans le Golfe, avec l’appréciation du prix des hydrocarbures, les difficultés de passage, les tensions entre les puissances, tout ceci a des impacts sur le transport. Lorsque le prix du transport augmente, nécessairement nous payons plus cher dans notre assiette. Ce que le gouvernement fait, c’est d’atténuer. Une des manières d’atténuer cela, c’est d’éliminer les taxes légitimes que l’État prend sur ces produits lorsqu’ils arrivent. »
Ensuite, sur la hausse des prix en Guinée, il a précisé: « Lorsque vous dites que le prix du sac de pommes de terre est passé de 350 000 à 400 000 francs, posez-vous la question de savoir, s’il n’y avait pas une annulation des taxes dues à l’État, nous serions en train de payer 600 000 francs le sac. L’effet du gouvernement, c’est aussi cela, atténuer. On ne peut pas arrêter les prix. Par contre, on peut atténuer la progression. Si vous prenez le blé, la tonne est passée de 130 dollars à près de 700 dollars aujourd’hui. Mais nous continuons à payer le prix du pain, qui est passé de 3 000 à 4 500 francs, quelque chose comme ça. Donc, quand vous regardez l’augmentation sur le marché mondial du blé et que vous observez l’appréciation du prix du pain, vous comprenez bien qu’elle est très lente ici qu’ailleurs. »
Il a enfin déclaré: « Donc, quand le gouvernement appelle, on lui donne d’abord ces bonnes nouvelles. Ensuite, le gouvernement a éliminé toutes les surcharges qui auraient pu être appliquées avec les retards au port, les surestaries et d’autres taxes. L’allègement des taxes permet de maîtriser ces prix. Mais on ne peut pas les annuler, malheureusement. »
Amadou Diallo
Tél: (+224) 610-33-64-64














