Le procès de l’ancien Directeur général des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara, se poursuit ce lundi 16 février 2026 devant la chambre de jugement de la CRIEF (Cour de répression des infractions économiques et financières). Les audiences se tiennent exceptionnellement dans les locaux de la Cour d’appel, en raison de travaux au siège habituel de la juridiction.
Poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, l’ancien responsable est absent du territoire national depuis plusieurs années.
Lors de la précédente audience, la partie civile a soutenu que le prévenu serait en fuite et a sollicité la production d’éléments financiers détaillés.
Elle a notamment demandé la communication de la liste exhaustive de ses comptes bancaires, des soldes et relevés correspondants, y compris auprès de la UBA, ainsi qu’un inventaire complet de ses biens.
La défense, pour sa part, conteste toute fuite. L’avocat d’Aboubacar Makhissa Camara affirme que son client séjourne à l’étranger pour des raisons médicales. Il a sollicité un renvoi à huitaine afin de disposer du temps nécessaire pour examiner le dossier, invoquant le respect des droits de la défense.
Après avoir entendu les parties, la cour a ordonné au gouverneur de la Banque centrale d’inviter les responsables des banques primaires à vérifier l’existence de comptes ouverts au nom du prévenu, de son épouse et de ses enfants, et d’en transmettre les relevés le cas échéant. Les conservations foncières de Conakry et de Kindia, ainsi que la Direction des opérations contre la délinquance économique et financière (DOCAD), ont également été instruites d’identifier tout bien immobilier appartenant à l’intéressé ou à sa famille proche.
L’affaire a été renvoyée à ce lundi 16 février 2026 pour la poursuite des débats, dans un contexte d’investigation patrimoniale ordonnée par la Crief.
Amadou Diallo














