Dans le but de stabiliser les prix des denrées de première nécessité sur le marché guinéen, le ministère de l’Industrie et du Commerce a signé, le 16 février, un protocole d’accord avec la Chambre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat de Guinée ainsi qu’avec la Direction générale des douanes.
Pour la ministre Fatima Camara, l’objectif est d’encadrer les prix de certaines denrées de grande consommation: « Cet accord est applicable du 17 février au 30 juin 2026. Il résulte d’un dialogue constructif entre l’État et les acteurs du secteur privé, avec pour objectif de protéger les ménages tout en préservant l’équilibre du marché », a-t-elle expliqué.
Dans sa communication, elle précise que les prix sont normalement fixés selon « l’offre et la demande », le fonctionnement naturel d’un marché dynamique.
Mais lorsque les produits essentiels consommés quotidiennement connaissent des variations importantes, « l’État a le devoir d’agir avec mesure et responsabilité. Notre rôle n’est pas de bloquer le marché, mais de l’encadrer lorsque l’intérêt général l’exige », a-t-elle ajouté.
À Conakry, des ajustements ont été opérés sur certains produits :
Le riz blanc, passant de 270 000 à 260 000 GNF, soit une baisse d’environ 4 % ;
L’oignon, sac de 25 kg, passant de 290 000 à 270 000 GNF, soit une baisse d’environ 7 %.
Cependant, d’autres produits restent au niveau précédent :
Riz étuvé de 50 kg : 280 000 GNF
Sucre de 50 kg : 350 000 GNF
Huile de 20 litres : 305 000 GNF
Farine de 50 kg : 360 000 GNF
Concernant la volaille, la ministre rappelle que le produit importé est sensible aux variations internationales. Néanmoins, un ajustement encadré a été décidé afin de garantir sa disponibilité tout en protégeant le consommateur :
Poulet entier en carton de 10 kg : 310 000 GNF (contre 295 000 GNF)
Cuisse de poulet en carton de 10 kg : 220 000 GNF (contre 215 000 GNF)
Pour d’autres produits :
Riz étuvé de 25 kg : 140 000 GNF
Lait en poudre de 25 kg : 980 000 GNF
La ministre Fatima Camara a insisté sur le respect strict de ces prix plafonds: « Ces prix plafonds déterminent le maximum et ne doivent pas être dépassés », a-t-elle averti, précisant qu’un dispositif de suivi est mis en place: « Les services compétents assureront un suivi régulier de l’application de ces mesures dans un esprit d’accompagnement et de dialogue avec les acteurs du marché », a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, elle invite les citoyens à s’informer sur les prix plafonds officiels et à signaler tout écart significatif: « En cas d’écart des prix, appeler le numéro vert 142 », a-t-elle rappelé, afin de remédier rapidement à tout dysfonctionnement.
Marliatou Sall
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