Ce n’est plus l’amour parfait entre le président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, et certains responsables communaux. Depuis quelques jours, des vidéos de témoignages et de dénonciations de certains responsables, à visage découvert, circulent sur les réseaux sociaux.
C’est le cas, par exemple, de Mohamed Lamine Carama, membre de la délégation spéciale, et de Hadja Bountouraby Sylla, conseillère à Matam.
Le premier, sans passer par mille chemins, affirme haut et fort que « la commune est en faillite à cause de l’absence d’inclusivité dans la composition de la liste de la GMD à Matam. Les gens n’ont pas été informés ni consultés par rapport à la composition de cette liste. Beaucoup se sont investis pour accompagner le chef de l’État dans le processus, mais ils sont exclus par la complicité du président de la délégation spéciale de Matam. Il a pris ses amis de l’UFR et les a nommés à des postes comme directeur de campagne à Matam, y compris quelques membres de sa famille ».
Hadja Bountouraby Sylla enfonce le clou dans ce chapelet d’accusations: « Il a créé un clan à Matam et il a placé ses amis de son parti partout. Il nous invite pour mener telle action, ensuite il nous laisse. Tous ses baux, nous ne sommes informés de rien. Mais je vais te dire, je ne suis plus enfermée dans ta bouteille. J’interpelle le président et le Premier ministre pour qu’ils prennent leurs responsabilités. »
Face à ces dénonciations, l’harmonie à Matam semble fragile, et chacun retient son souffle.
Amadou Diallo














