Abdourahmane Baldé, fils et cadre de Tougué, s’insurge et dénonce la tenue, ce samedi 21 février 2026, d’une rencontre qu’il qualifie de « trahison » et de « réunion en catimini », organisée à Nongo, dans la commune de Lambanyi, autour de la désignation des membres fondateurs de la GMD.
Joint par notre rédaction peu avant 18 heures, il a entamé ses explications par ces mots: « C’est ce semblant de soutien que nous sommes en train de voir, des individus qui s’organisent en catimini au nom de Tougué, qui se réunissent à la résidence de notre patriarche pour désacraliser l’autorité patriarcale. Comme vous le savez, le patriarche incarne une autorité morale qui doit répondre aux besoins de l’ensemble des fils et filles de notre localité. Mais aujourd’hui, à notre grande surprise, la résidence d’Elhadj Boubacar Diallo à Nongo s’est transformée en un siège de frères et sœurs qui veulent monopoliser la désignation des membres fondateurs de la GMD à Tougué. »
Pour ce jeune cadre, qui a soutenu les actions du président Mamadi Doumbouya dès sa prise de pouvoir en septembre 2021, tant la forme que le fond de l’appel à cette rencontre ont été biaisés: « Hier, dans l’après-midi, nous avons été surpris de lire sur l’une de nos plateformes une convocation pour une réunion devant procéder à la désignation des fondateurs de la GMD, qui devait se tenir à la résidence de notre patriarche à Nongo. Nous avons estimé que, non seulement le lieu n’était pas le bien indiqué, mais aussi que la concertation devait se faire conformément à la vision de notre éclairé Général Mamadi Doumbouya. »
Ensuite, Abdourahmane Baldé critique le mode de désignation, affirmant qu’il ne concerne que les filles du patriarche, ainsi que des hommes sans réel poids politique à Tougué. Il cite notamment : « Aujourd’hui, ils se sont réunis entre amis pour désigner deux jeunes femmes comme représentantes du district de Konah 1, dans la sous-préfecture de Konah : deux jeunes femmes issues de la même mère, les filles de notre patriarche. Ensuite, deux autres frères de Koura, plus un oustaz d’un district où nous n’avons même pas gagné. Lui-même était membre du directoire de campagne et nous avons perdu dans sa localité. Et ce sont eux qui sont désignés contre l’ensemble des électeurs et membres de la GMD de Tounkourouma, Hamdallaye, Bourouwal, Parawi et Parawol, sans oublier Konah 1 et Konah 2. »
Il poursuit : « En réalité, ils ne partagent pas les informations de façon transparente. Ils veulent transformer la GMD en une version avancée du commerce, pour en faire un lieu d’emploi pour leurs proches. Nous dénonçons cela et nous disons que nous ne sommes pas d’accord. Si la désignation du Dr Alpha Amadou Baldé de Tougué, ancien député de l’UFDG, de l’honorable Fadia de Woulenko, du Dr Djenab de Woulenko, de Bobo de Woulenko, tous de la famille du directeur de campagne de Tougué, donc tous issus du même secteur de Woulenko, comme fondateurs de la GMD et représentants de la commune urbaine de Tougué, s’avère vraie, alors Tougué devient un espace autocratique, à la solde d’individus qui ne veulent pas comprendre la volonté et la vision participative du Général Mamadi Doumbouya. »
Ce n’est pas tout, il ajouté : « Nous estimons que c’est une action de sabotage et une tentative de déstabilisation de la GMD, parce que c’est un motif de frustration pour les populations à la base qui continuent à se mobiliser dans les différents villages du Fouta. Je crois qu’il faut faire attention, car certains ne veulent pas jouer franc jeu. »
Face à ces manœuvres d’exclusion, Abdourahmane Baldé affirme ne pas compter croiser les bras : « La bonne démarche, premièrement, c’est d’exprimer mon désaccord en tant que démocrate. Soutenir un parti politique, c’est participer au choc des idées dans un débat démocratique libre. Ceux qui nous ont insultés, nous leur avons tendu la main. Nous leur avons dit qu’ils avaient leur place derrière le candidat du peuple à l’époque. Mais aujourd’hui, certains qui nous ont insultés hier veulent rejoindre avec leurs pratiques héritées de l’UFDG, connue comme un parti d’exclusion, de division et de haine. Nous ne sommes pas d’accord. Ma conviction reste la même, nous continuons le combat pour que la GMD gagne à la fois dans les villes et les villages du Fouta et sur l’ensemble du territoire national. »
Déjà sur sa page, il annonce son intention de porter plainte dès lundi contre ces actes : « Nous n’allons pas nous arrêter ici. Tougué n’est pas le monopole d’individus arrivistes en politique. Tougué est une préfecture historiquement digne qui doit être représentée. Tougué, c’est la préfecture d’Elhadj Ousmane Sans Loi. Tougué, c’est la préfecture d’Elhadj Abdrouhamane Koin, communément appelée Koin Ville. C’est la préfecture des légendes politiques qui ont apporté leur contribution au débat démocratique. Tougué est l’une des premières préfectures du pays à avoir fait preuve de volonté dans la construction de la nation. Tougué a encore des fils et des filles debout pour la cause de la République, mais ce n’est pas pour transformer la GMD en une boutique familiale, héritage d’un père de famille. Celui qui veut cela doit se retourner à Madina. »
Désormais, les regards restent tournés vers les responsables mis en cause, qui n’ont qu’une seule option, mettre fin à cette liste et rassembler tous les fils et filles de Tougué dans une transparence totale, pour une GMD forte et compétitive, à Tougué .
Amadou Diallo














