La réponse sera sans doute connue ce 23 février 2026. En effet, le lundi 2 février dernier, devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), l’audience a été rouverte.
Ce jour-là, le juge Yagouba Conté a pris plusieurs mesures concernant aussi bien le prévenu que d’autres personnes citées dans le dossier.
Le magistrat a ordonné aux conservateurs fonciers de Conakry et de Kindia, ainsi qu’aux directeurs des domaines et du cadastre, d’identifier les biens immeubles appartenant à l’ancien ministre Oyé Guilavogui.
Il a également enjoint à la Banque centrale de la République de Guinée d’instruire l’ensemble des banques primaires à produire les relevés des comptes ouverts au nom du prévenu.
Le juge a, par ailleurs, ordonné la comparution de Moussa Keïta, directeur général de la SOTELGUI à l’époque de la relance de la société.
Dans la même dynamique, la société Huawei Guinée a été sommée de produire les documents relatifs au projet de relance de la SOTELGUI ainsi qu’au projet Backbone.
Il convient de préciser que l’ensemble de ces mesures devait être exécuté au plus tard le 20 février dernier. L’affaire a finalement été renvoyée au 23 février 2026.
Pour rappel, Oyé Guilavogui ancien ministre d’Alpha Condé est poursuivi devant la CRIEF pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, portant sur un montant estimé à 50 millions de dollars américains.
Amadou Diallo














