La réunion des chefs d’état-major des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est ouverte ce mardi à Freetown en Sierra Leone. Pendant trois jours les hauts gradés de ces pays vont plancher sur le devenir de la « Force en attente » dont l’un des objectifs est de lutter contre le terrorisme dans la sous-région.
Sous l’impulsion du président Julius Maada Bio, l’organisation régionale ambitionne de mobiliser un premier contingent opérationnel de 2 000 hommes avant la fin de l’année 2026. L’accent est mis sur l’autofinancement et l’utilisation des ressources propres de la communauté pour contrer l’expansion alarmante des groupes djihadistes vers les zones côtières, marquant ainsi une volonté de souveraineté sécuritaire renforcée face à la menace terroriste au Sahel.
Au-delà de la logistique, la réussite de cette force dépendra aussi de la coopération diplomatique avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Bien que ces pays aient quitté la CEDEAO, les participants à la rencontre de Freetown ont admis qu’une collaboration étroite entre les deux organisations est indispensable pour stabiliser la région.














