L’ancien président de la Cour constitutionnelle de Guinée, Mohamed Lamine Bangoura, comparaît à nouveau ce lundi 2 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), dans le dossier portant sur un présumé détournement de 20 milliards de francs guinéens.
Poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité, l’ex-haut magistrat avait détaillé lors de la précédente audience l’utilisation des fonds alloués à l’institution entre 2018 et 2021.
À la barre il y a une sémaine, il a affirmé que 11 milliards GNF avaient été consacrés au paiement du loyer du siège de la juridiction, expliquant la hausse du montant par des travaux de rénovation et l’ameublement du bâtiment. Il a également précisé que la Cour bénéficiait d’une subvention trimestrielle de 1,2 milliard GNF, destinée notamment aux primes de session, aux frais de fonctionnement et aux charges sociales.
Interrogé sur son patrimoine, Mohamed Lamine Bangoura a rejeté toute origine illicite de ses biens, évoquant ses revenus officiels, des activités académiques, des consultations privées ainsi que la vente d’un bien familial à l’étranger.
L’audience de ce 2 mars doit également marquer la comparution d’autres prévenus cités dans la procédure, certains étant annoncés en fuite, selon les informations communiquées à l’audience.
Amadou Diallo














