C’est toute la ville de Labé qui retient son souffle. Le principal sujet de conversation reste le procès des collégiennes impliquées dans une affaire de violences filmées, largement relayée sur les réseaux sociaux.
Initialement programmé pour le vendredi 27 février au tribunal de première instance de Labé, le procès n’a pas pu s’ouvrir comme prévu. Les débats ont finalement été renvoyés au lundi 2 mars 2026 pour leur démarrage effectif.
L’affaire a éclaté à la suite de la diffusion de vidéos montrant une élève violemment agressée par plusieurs de ses camarades. Ces images, devenues virales, ont suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique et relancé le débat sur les violences en milieu scolaire.
À la suite de leur interpellation, les mises en cause ont été placées en détention provisoire en attendant leur comparution. Sept prévenues, toutes mineures, seront jugées à huis clos devant le tribunal pour enfants, conformément aux dispositions légales en vigueur.
En revanche, deux autres accusées majeures comparaîtront devant le tribunal correctionnel ordinaire.
Les chefs d’accusation retenus portent notamment sur des coups et blessures volontaires, la diffusion de contenus attentatoires à la dignité humaine ainsi que l’atteinte à la vie privée.
L’ouverture des débats est donc attendue ce lundi 2 mars 2026 au tribunal de première instance de Labé, dans un climat de forte attente au sein de la population.
Amadou Diallo














