Aucune réunion ou rencontre officielle de la GMD ne se déroule sans qu’il ne soit aperçu. Il s’agit bien sûr de l’ancien ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Jean Paul Cédy.
Ce wee-kend, avant la prise de parole du Premier ministre Amadou Oury Bah, il a été le premier à s’exprimer. Devant les invités et membres du gouvernement, il a tenu un discours, qu’il a entamé par une mise au point: « Que vous ayez fourni les documents ou que vous n’ayez pas fourni les documents, vous avez été identifiés et on vous connaît et vous êtes des membres fondateurs. »
Plus loin, il a détaillé comment ce futur parti sera implanté à travers le pays: « Et les membres fondateurs de ce parti sont ceux sur lesquels le parti va s’appuyer pour continuer son implantation à travers tout le pays, en vue de faire un parti fort, inclusif. Ce qu’il faut savoir, c’est que la GMD n’est pas un parti État, c’est un parti qui va se construire. C’est un parti qui se veut inclusif. C’est un parti qui se veut diversifié, au sein duquel il va y avoir du discours différent, mais un parti qui doit conduire notre pays à l’expression la meilleure de son potentiel. C’est pourquoi je voudrais que tout le monde soit rassuré. Il y a eu beaucoup de choses sur les réseaux, de gauche à droite. Soyez rassurés que le parti n’a pas commencé sa mise en place. Ça ne se fera pas sans vous. C’est vous qui en êtes les acteurs. Ça ne se fera pas sans vous. Ce qui se fait actuellement, et peut-être, c’est de l’administration. Et le process est continuel. »
D’ailleurs, l’ancien ministre de la Transition a lancé une invitation: « Ceux qui n’ont pas encore fait la démarche, vous pouvez toujours la faire, et vous serez des militants de GMD. Ce que nous souhaitons, c’est que tout le monde soit partisan de GMD et vienne librement adhérer à ce nouveau parti que nous souhaitons créer. Alors, je voudrais rassurer l’ensemble des sympathisants, des mouvements de soutien, des individus eux-mêmes, qu’ils ne sont en rien laissés pour compte dans le process. Le process de structuration ça sera fait par les instances. Et ces instances seront mises en place par le parti. Et c’est ce parti que nous sommes administrativement, aujourd’hui, en train de mettre en place. »
Bien que le parti n’ayant pas encore reçu son agrément, il a promis: « Nous voulons pouvoir, dans les jours qui viennent, aller auprès du ministère de l’Administration du Territoire et déposer les documents qui permettront la création du parti. Nous voulons donner l’exemple que nous-mêmes, déjà acteurs, nous voulons respecter la loi. Nous voulons respecter les procédures. Et c’est ce qui rend la chose difficile. Et nous attendons, donc tout le monde, tout le monde, tout le monde peut encore. On n’a jamais vu un parti dans le monde qui refuse des militants. C’est une aberration. On ne peut pas refuser des militants. On est heureux, heureux de voir que chacun vient adhérer. C’est un bonheur. Et ça, c’est certainement dû aussi à la vision du président de la République. C’est celui-là qui a fait l’adhésion des individus que nous sommes, des mouvements que nous sommes, des partis que nous sommes. »
Amadou Diallo














