Le procès de Dr Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle, a connu un nouveau rebondissement ce lundi 2 mars 2026 devant la CRIEF. Lors de son audition, l’enseignant-chercheur a dû s’expliquer sur la gestion des fonds spéciaux alloués par la Présidence sous l’ère Alpha Condé, reconnaissant l’absence de documents comptables formels tout en affirmant que l’utilisation de ces ressources était tracée par des procès-verbaux internes.
Pour sa défense, le prévenu a soutenu que ces fonds étaient indispensables au fonctionnement de l’institution, dont la subvention trimestrielle de 1,2 milliard GNF s’avérait insuffisante, tout en niant fermement les accusations de détournement, de corruption et d’enrichissement illicite portées contre lui.
L’audience a également été marquée par la constitution de partie civile d’un greffier qui réclame plus de deux milliards de francs guinéens à l’ancien magistrat, ajoutant une nouvelle dimension civile à ce dossier pénal. Face à ces nouveaux éléments et à la nécessité de faire comparaître des prévenus en fuite, la Cour a prononcé le renvoi de l’affaire au 9 mars prochain.
Cette suite des débats devrait permettre la communication de pièces justificatives supplémentaires et l’examen approfondi des contrats de location des services centraux, dont la signature par Dr Bangoura est au cœur des interrogations de la partie civile.














