A la suite du parquet et de la partie civile, les avocats de la défense du Dr Mohamed Diané ont plaidé pour une relaxe pure et simple de l’ancien ministre, contestant point par point les accusations de détournement et d’enrichissement illicite.
Maitres Almamy Samory Traoré, Sidiki Bérété et Sékou Kondiano ont dénoncé une procédure entachée d’irrégularités dès l’interpellation, tout en soulignant l’absence flagrante de preuves matérielles et de rapports financiers versés au dossier. Selon le conseil, il existe un décalage majeur entre le patrimoine réel du prévenu et les biens qui lui sont attribués, fustigeant au passage le fait que l’intendant général n’ait jamais été appelé à témoigner par le parquet.
Après avoir entendu les derniers mots de l’accusé, qui a clamé son innocence en s’en remettant à la sagesse des magistrats, le juge Daye Mara a clos les débats. La chambre des appels de la CRIEF rendra son verdict final le 16 avril 2026.
Pour rappel, ce procès fait suite à une condamnation en première instance à cinq ans de prison, cinq milliards de francs guinéens d’amende et au versement astronomique de 500 milliards de francs de dommages et intérêts à l’État guinéen.














