La dissolution du (PDG-RDA) continue de provoquer des réactions au sein de la classe politique en Guinée. Parmi les premières figures à s’exprimer figure Oyé Beavogui, ancien secrétaire général par intérim du parti, qui déplore une décision qu’il qualifie d’« événement triste et regrettable ».
Dans une déclaration rendue publique ce 7 mars 2026, l’ancien responsable du PDG-RDA a rappelé le rôle historique de cette formation dans la vie politique guinéenne. Il souligne notamment que le parti avait déjà été dissous le 3 avril 1984 après la prise du pouvoir par le Comité Militaire de Redressement National (CMRN), avant de retrouver son existence légale le 3 avril 1992, à l’issue de plusieurs années d’activités clandestines.
Pour Oyé Beavogui, la nouvelle décision attribuée au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) porte atteinte à un symbole majeur de l’histoire politique du pays. Selon lui, l’État aurait dû faire preuve de retenue face à une formation qui, dit-il, incarne une partie importante de la mémoire politique nationale.
Malgré cette dissolution administrative, l’ancien dirigeant affirme que l’héritage politique et idéologique du PDG-RDA demeure intact. À ses yeux, le parti dépasse le simple statut d’organisation politique et représente avant tout une vision et un engagement historique.
Dans son message, il a également évoqué plusieurs figures emblématiques associées à cette formation, notamment Ahmed Sékou Touré, Hadja Mafory Bangoura, Elhadj Saïfoulaye Diallo et Lansana Beavogui. Selon lui, les idéaux portés par ces personnalités continueront d’inspirer les militants et sympathisants du parti.
S’adressant aux membres du PDG-RDA, Oyé Beavogui les appelle à rester mobilisés et à ne pas céder au découragement. Il estime que cette décision doit plutôt renforcer la solidarité et la détermination des militants autour de leurs convictions politiques.
La dissolution du PDG-RDA intervient dans un contexte de recomposition du paysage politique guinéen, marqué par plusieurs mesures prises par les autorités à l’encontre de formations politiques du pays.
Decryptage: Amadou Diallo














