Le 8 mars de chaque année, l’humanité célèbre la fête des femmes. Cette journée de mobilisation mondiale dédiée à la lutte pour l’égalité, le respect des droits des femmes et la justice est une occasion de dresser le bilan des avancées, de dénoncer les violences sexistes et de revendiquer des droits.
Dans une interview accordée à notre rédaction le vendredi 6 mars, Fatou Baldé Yansané, gérante de la marque FIRSI, par ailleurs Directrice exécutive de la Coalition des Femmes Leaders (COFEL), s’est exprimée sur la fête du 8 mars.
Lisez :
Madame Yansané, en tant que femme, que représente pour vous la date du 08 mars ?
Pour moi, le 8 mars est avant tout une journée de reconnaissance et de célébration de la femme dans toutes ses dimensions. C’est un moment pour rappeler nos droits, valoriser nos contributions dans la société et réfléchir aux défis encore à relever. C’est aussi une occasion de renforcer la solidarité entre femmes et de sensibiliser la société sur l’importance de l’égalité.
Quel est votre regard sur la situation actuelle des femmes en Guinée ?
La situation des femmes en Guinée reste complexe. Nous avons fait des progrès dans certains domaines comme l’éducation et l’entrepreneuriat féminin, mais beaucoup de femmes continuent de faire face à des obstacles majeurs : l’accès limité à certains postes de décision, les mariages précoces, les violences basées sur le genre et les inégalités économiques. Il reste donc beaucoup à faire pour que chaque femme puisse pleinement réaliser son potentiel.
Pensez-vous que les droits des femmes sont respectés dans notre pays ?
Malheureusement, beaucoup de droits des femmes sont encore bafoués. Même si la législation existe sur le papier, sa mise en œuvre reste faible et la sensibilisation souvent insuffisante. Les femmes rurales, en particulier, sont les plus vulnérables. Le respect des droits doit passer par des actions concrètes, des politiques inclusives et une éducation continue à tous les niveaux.
Selon vous, quels sont les critères d’une femme émancipée ?
Une femme émancipée est celle qui connaît ses droits et sait les défendre, qui a accès à l’éducation et à des opportunités économiques, qui participe aux décisions familiales et sociales et qui n’a pas peur de s’affirmer dans la société. L’émancipation, c’est avant tout la liberté de choisir sa vie et de contribuer activement à la société sans être limitée par les préjugés ou les discriminations.
Aujourd’hui, quelles sont vos attentes à l’endroit des autorités pour que le respect des droits de la couche féminine soit effectif ?
Je souhaite que les autorités renforcent les politiques de protection des femmes, assurent l’application effective des lois existantes et investissent davantage dans l’éducation, la santé et l’autonomisation économique des femmes. Il est aussi essentiel de promouvoir la participation des femmes dans la gouvernance et la prise de décisions, afin qu’elles soient pleinement représentées dans le développement du pays.
Interview réalisée par Marliatou Sall













