Le procès de Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle, et de ses coaccusés s’est poursuivi ce lundi 9 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Les prévenus sont poursuivis pour détournement de fonds publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité, à la suite d’une plainte de l’Agent judiciaire de l’État et de Lancinet Kanko Kourouma.
Au cours de l’audience, Mohamed Lamine Bangoura a été interrogé sur les arrêtés de nomination et les décrets de rémunération des greffiers. Il a reconnu leur existence mais a affirmé que certains textes n’avaient jamais été appliqués par les services financiers. Concernant les subventions et la gestion du loyer, il a expliqué que la Cour ne gérait pas directement ces fonds et a détaillé l’origine de son patrimoine.
Le prévenu et son avocat ont demandé une liberté provisoire, mais la Cour a rejeté la requête, jugeant la gravité des faits incompatible avec une remise en liberté. L’affaire est renvoyée au 18 mars 2026, et la BCRG doit produire les relevés de compte de la Cour constitutionnelle pour la période concernée.
Amadou Diallo














