Le dossier impliquant l’ancien ministre des Télécommunications sous le régime de Alpha Condé, Oyé Guilavogui, est inscrit au rôle de la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ce lundi 9 mars.
La dernière audience, n’avait finalement pas pu se tenir. Le président de la Cour, Yacouba Condé, avait décidé de renvoyer l’affaire, estimant nécessaire la comparution d’un témoin clé. Oumar Saïd Koulibaly, qui dirigeait la SOTELGUI au moment des faits. Son absence avait une nouvelle fois empêché la poursuite normale des débats.
Déjà lors des audiences du 2 et du 23 février, la partie civile, représentée par l’Agent judiciaire de l’État et assistée de Me Pépé Antoine Lamah, avait exprimé de fortes préoccupations face à la lenteur de la procédure et à la situation de l’ancien ministre.
Elle avait notamment sollicité la saisie et la gestion de l’ensemble des biens meubles et immeubles d’Oyé Guilavogui y compris ses propriétés situées à Conakry et à Kindia ainsi que de ses comptes bancaires. Ces avoirs devraient, selon la demande, être placés sous la gestion de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC).
L’audience de ce lundi est donc particulièrement attendue, avec l’espoir de voir enfin comparaître le témoin clé dont l’absence a jusque-là retardé l’évolution du dossier.
Amadou Diallo












