Comme annoncé dans nos colonnes, l’affaire impliquant l’ancien ministre des Télécommunications sous le régime de Alpha Condé, Oyé Guilavogui, inscrite au rôle de la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), s’est bel et bien poursuivie ce lundi 9 mars.
Avec la comparution d’un témoin clé, l’audience s’est intéressée au dossier relatif à la relance de la Société des télécommunications de Guinée (SOTELGUI).À la barre, Saïd Oumar Koulibaly, ancien directeur général de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT), actuellement directeur de la Société de gestion et d’exploitation des aéroports de Guinée (SOGEAG-SA), a comparu devant la CRIEF en qualité de témoin.
Interrogé par la Cour sur le dossier lié à la relance de la SOTELGUI, dans le cadre des poursuites engagées contre l’ancien ministre Oyé Guilavogui, il a apporté plusieurs précisions: « Quand Oyé était ministre, moi j’étais directeur général de l’ARPT. À partir de 2017, la SOTELGUI n’existait plus juridiquement. J’ai été nommé directeur général de la SOTELGUI à cette époque et c’est Moustapha Mamy Diaby qui était ministre en ce moment. Je suis arrivé après la liquidation de la SOTELGUI. Je n’ai participé ni de près ni de loin au projet de relance de la SOTELGUI. Je n’ai rien trouvé sur place. Je peux vous dire quand même que, cinq ans après mon arrivée, j’ai compris que le problème était lié aux équipements. Et 85 % de ces équipements étaient déjà vandalisés. Les équipements qui avaient été achetés pour la relance n’étaient pas de bons équipements. Je n’ai jamais collaboré directement avec Oyé Guilavogui dans ce projet. Après la liquidation de la SOTELGUI, il y a eu un décret de création de Guinée Télécom. D’ailleurs, le nom de Guinée Télécom vient de moi. J’ai été nommé directeur général de cette entité. »
Après son témoignage, le témoin s’est retiré de la barre. Le procès se poursuivra dans 16 jours.
Decryptage: Amadou Diallo














