Le procès en appel d’Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, n’a finalement pas pu se tenir ce mardi 10 mars 2026, devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). L’audience a été renvoyée au 17 mars prochain, la Cour souhaitant obtenir la comparution du prévenu, absent lors de l’ouverture des débats.
À l’audience, l’avocat de l’État guinéen, partie civile dans ce dossier, s’est étonné de l’absence d’Ibrahima Chérif Bah, alors qu’il est l’appelant principal. Le procureur spécial Aly Touré a, de son côté, indiqué que si la décision ne dépendait que du parquet, la Cour pourrait déjà ordonner la clôture des débats pour passer aux plaidoiries et aux réquisitions, une proposition à laquelle la juridiction n’a pas donné suite.
L’avocat de la défense, Me Sékou Kondiano, était présent, mais n’a pas pu prendre la parole en l’absence de son client. Ibrahima Chérif Bah est poursuivi pour présumé détournement de deniers publics portant sur un montant de 10,5 millions de dollars, ainsi que pour corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, abus de fonction, vol et complicité.
En mai 2025, la chambre de jugement de la CRIEF l’avait reconnu coupable et condamné à cinq ans de prison ferme, au paiement d’une amende de cinq milliards de francs guinéens et à la confiscation de ses biens. Jugé par contumace, l’ancien patron de la Banque centrale vit en exil depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya, et un mandat d’arrêt a été émis contre lui à l’issue du premier procès.
Aboubacar Sidiki Camara














