Les réactions restent partagées après la dissolution de quarante partis politiques annoncée la semaine dernière par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Alors que certaines formations dénoncent une décision contestable, d’autres estiment au contraire qu’elle respecte les dispositions légales encadrant le fonctionnement des partis politiques en Guinée.
Au sein du Rassemblement pour le Développement Intégré de Guinée (RDIG), la décision passe mal. Le leader du parti parle d’une possible erreur administrative, affirmant que sa formation politique a récemment obtenu un certificat d’aptitude délivré par les autorités compétentes. Contestant cette dissolution, le RDIG annonce déjà son intention de saisir les juridictions compétentes pour faire valoir ses droits.

À l’opposé, le Rassemblement pour la Renaissance et la Démocratie (RRD) soutient la décision du ministère. Pour son président, la mesure est justifiée, estimant que les partis concernés n’auraient pas satisfait aux exigences légales imposées aux formations politiques. Un désaccord qui illustre les divisions au sein de la classe politique et pourrait relancer le débat sur la régulation des partis en Guinée, d’autant que les sanctions prévues incluent la perte du patrimoine immobilier et financier des formations dissoutes.
Aboubacar Sidiki Camara













